La Bourrée et son chant

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DIFFÉRENTES DANSES 5
Allemande
Premier mouvement de la suite. De tempo modéré ou lent, elle a un déroulement régulier, un peu pompeux. Toujours de forme binaire (17e-18e siècles). Elle disparaît peu à peu après 17506.
Exemples : n° 2 de la Sixième Suite pour violoncelle et n° I de la Partita pour violon seul de Bach.
Bourrée (17e-18e siècles)
Danse française, généralement à deax temps, de mouvement rapide, elle commence sur la levée d'une mesure, ce qui lui donne son caractère particulier. Toujours de forme binaire.
Chaconne
Danse lente d'origine espagnole (sans doute importée d'Amérique), très proche de la passacaille.
5. Orde alphabétique suivi ici.
6. Un autre type de danse allemande, proche de la valse, apparaîtra à la fin du I8. siècle.
Courante (17e-18e siècles)
Il y a deux types de courantes.
I. La Courante française : danse vive à l'origine, noble et retenue à partir du 17e siècle, de rythme ternaire (3/2), parfois binaire (6/4), caractérisée par son attaque sur une croche au temps faible. Toujours de forme binaire.
2. La Courante italienne : sans doute déformation de la première, elle est plus vive, écrite à 3/8 en croches égales.
Exemple : Suite pour violoncelle et Partita en ré mineur pour violon de Bach.
Forlane (18e siècle)
Danse italienne (Venise) à 6/4 ou 6/8 de mouvement modéré, assez employée au 18e siècle.
Gaillarde
Danse saltatoire de rythme ternaire et d'origine italienne qui, au I6e siècle, succédait souvent à la pavane et lui était accouplée.
Gavotte (17e-18e siècles)
Danse d'origine française (Gap), de rythme binaire (2/2) et de mouvement modéré, mais gaie et légère. Elle est parfois suivie d'une deuxième gavotte en trio, comme le menuet.
Exemple : Suite n° 6 pour violoncelle de Bach.
Gigue
Dernière pièce de la suite. Danse d'origine vraisemblablement écossaise. Son rythme est ternaire ou binaire, mais sa caractéristique dans les deux cas est son écriture en triolets, à croches égales (Italie) ou pointées (France). La gigue italienne est écrite en imitation ou en fugato. Toujours de forme binaire (17e-I8e siècles).
Exemple : Partita en ré mineur pour violon seul de Bach.
Menuet
Danse d'origine française (Poitou), très rapide et vive à l'origine (menuet signifie : à petits pas), elle voit son mouvement se ralentir au 17e siècle, jusqu'à devenir très modéré au I8e, « d'une noble sim-
110 Lexique musical raisonné
plicité » (Rousseau). 11 est à trois temps, un peu appuyé à partir de 1720, et toujours de forme binaire.
Le menuet est souvent suivi d'un deuxième menuet, écrit en trio', et constitue souvent l'avant-dernière pièce de la suite (avant la gigue finale). Le menuet avec son trio est la seule danse de la suite qui passera à la symphonie (Haydn, Mozart), avant de laisser place au scherzo. Il est souvent remplacé aussi par une simple indication : « tempo di minuetto » en tête d'un morceau (Sonates opus 49 no 2 et opus 54 de Beethoven) : entre allegretto et allegro.
Passacaille (17e-18e siècles)
Avec la chaconne qui lui ressemble beaucoup, c'est la plus ample et la plus longuement développée de toutes les danses. Son origine est espagnole (vraisemblablement indienne, et introduite en Espagne au I6e siècle par les marins, comme la chaconne). C'était alors une danse vive et licencieuse, consistant en la répétition indéfinie d'un même motif de farandole.
Elle en a gardé ces deux caractères : 10 la répétition ; 20 la basse obstinée. D'Espagne, elle passe en France et y devient peu à peu une danse lente et noble. Elle revêt alors deux aspects :
1. VARIATION
Le thème est énoncé par la basse, et sera repris indéfiniment sans changement durant toute l'oeuvre, les autres voix déroulant des variations sur cette basse.
Exemple : la Grande Passacaille en ut mineur pour orgue de Bach. Une variante de cette formule : le thème n'apparaît pas à toutes les variations, mais demeure sous-entendu.
Exemple : la chaconne de la Partita en ré mineur pour violon seul de Bach.
Les formes et les genres musicaux 111
2. RONDEAU (OU RONDO)
Le thème revient périodiquement sous forme de refrain, entrecoupé de couplets variés. C'est la passacaille (ou chaconne) à la française.
Exemple : Grande Passacaille en si mineur de Couperin.
La passacaille et la chaconne constituent, à partir de Lully, le grand morceau final de l'opéra à la française (jusqu'à Rameau inclus).
En Angleterre le thème « obstiné » de la passacaille s'appelle ground ; le célèbre Boléro de Ravel s'apparente à la passacaille et en retrouve l'origine espagnole.
Passepied
Danse vive à 3/4 ou 3/8 (d'origine bretonne), proche du menuet, mais attaquée sur la levée (18e siècle).
Pavane
Danse lente de cour, noble et cérémonieuse (cf. « se pavaner », «

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