la scéne, difficile de chanter avec le traque

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propre histoire, à l'Histoire aussi, à l'évolution, etc.) qui sous-tend la caractérisation d'un fait dénoté comme violent. Sur ce, nous allons à présent revenir à notre axe principal, en observant ces facteurs de la musique métal que l'on assimile à des faits violents.
De nombreux attributs du genre Métal semblent en effet être enclin à une forme de violence : l'aspect sonore tendant vers le bruit, le chant plus ou moins crié153, la "danse" exutoire qui en résulte (pogo et autres gestuelles)154, le visuel communautaire (tatouage, maquillage, piercing, etc.)155 ou scénique (symboles empruntant à l'horreur, à l'irréligieux), le langage utilisé ou les thématiques abordées156, ou encore la non-hygiène de vie (alcool,
dire la façon dont la violence est vécue à partir de notre imaginaire. », Jean Bergeret, op. cit., p. 233, c'est nous qui soulignons.
Nous nous permettons ici, en guise de conclusion sur ce point, un petit corrélat en rapport plus étroit avec notre sujet vis-à -vis d'une perception particulière, celle de la peur, et dont l'ouvrage de Sibony, op. cit. (sur la peur : pp. 257 et suivantes ; sur l'angoisse : pp. 293 et suivantes) nous a amené à cette sommaire réflexion :
On peut se poser la question du pourquoi de la peur vis-à -vis des adultes confrontés à cette violence qu'ils voudraient voir canaliser chez leur progéniture. Car, en effet, celle-ci semble essentielle, du fait qu'elle participe à une forme d'exutoire, par exemple dans un concert rock ou métal, où le relâchement d'ordre violent (s'il l'est) est toutefois maîtrisé. L'adulte aurait-il oublié la propre « violence » qui l'habita lors de sa jeunesse ? (cf aussi Sibony, pp. 101, 114, 136)
153 À ce propos, il est à signaler un petit « intermède » intéressant dans le livre de Sibony, intitulé justement « Le cri » (pp. 65-69). Ce "thème" que nous aborderons plus en profondeur par la suite est une véritable spécificité du genre Métal. Si Daniel Sibony dans son développement n'aborde pas notre sujet en lui-même, certains propos se révèlent tout de même assez significatifs pour une première approche et réflexion sur la signification du cri, telle cette phrase : « Le cri, l'appel criant, déchire les mots pour faire entendre leur au-delà , leur marge inouïe. », Daniel Sibony, op. cit., p. 65.
154 Par ailleurs, les quelques remarques de Maffesoli sur le rapport au corps ne sont pas à négliger :
Il faut en effet pour comprendre de manière plus perspicace cette propension à la « libération » du corps sous forme de gestuelles plus ou moins ordonnées que « le premier langage, le verbe est expression corporelle » (p. 126) nous rappelle Maffesoli en citant ici Gilbert Durand. En ce sens, la danse extatique du Métal peut s'entrevoir également comme résurgence de l'origine, du primal.
Maffesoli ajoute d'ailleurs un peu plus loin : « On n'arrive jamais à faire taire complètement la pulsion festive qui pousse les gens à s'assembler autour d'un symbole qui trouve son pouvoir agrégatif au plus profond de la mémoire collective. » (p. 136). Et le phénomène de danse qui en fait partie, que tend à réhabiliter l'auteur, doit en effet être considérée comme « une chose sérieuse et, à certain égard, même une chose sacrée », pour reprendre l'expression de P. Valéry citée à la page suivante (p. 137).
15 Des formes plus "crues" dirons nous se pratiquent aussi, toutefois elles sont plus rares : la scarification (on peut en voir un exemple dans le début d'une vidéo du groupe SLAYER, vidéo intitulée Live intrusion, American visuals, 1995 ; ou encore le Body-Art (pratique récente englobant toutes les possibles modifications corporelles, mais ajoutant aux simples piercings et tatouages des actes tel l'implantation d'objets divers sous la peau, ce dernier étant toutefois moins répandu.
Pour une analyse de ces pratiques de modifications corporelles et de leurs diverses significations, cf Gérard Pirlot, op. cit., p. 167 et suivantes.
156 Néanmoins, la violence d'un propos, d'un discours, peut participer, par la confrontation qu'elle met en jeu sur son récepteur, à une évolution de ses principes acquis que celui-ci considère comme normes. Les thématiques tabous parfois abordées dans le Métal peuvent contribuer à ce double-jeu de réflexion (dans le sens de projection ainsi que dans celui de "penser"). À ce propos, Pirlot cite dans son ouvrage une parole de Derrida quelque peu significative (p. 18) : « Une parole qui se produirait sans la moindre violence ne déterminerait rien, ne dirait rien, n'offdrait rien à l'autre : elle ne serait pas histoire et ne montrerait rien ; à tous les sens du mot (...) ce serait une parole sans phrase »
De plus, l'adolescent, dans la musique qui le fascine, retrouve la parole du « mythe » qu'il ne rencontre pas dans le monde de l'adulte ou de l'école. Cette parole-spectacle exorcise son besoin de vitalité et d'adhésion en une valeur qui lui « ressemble ». En ce sens, on retrouve ici les observations ethnologiques liées aux tribus et à la
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débauche)157 auquel on le rattache souvent. Par ailleurs, certains de ces points que nous avons cités sont des stimuli nécessaires à la mise en condition de l'auditeur et/ou spectateur de cette musique. Néanmoins, Michaud relève également d'autres symptômes généraux d'hyperstimulation et d'excitation qui peuvent s'apparenter à d'autres formes de violence, lesquelles sont également présentes lors d'un concert et participent à la mise en euphorie de l'ensemble : chaleur, bruit, humidité158. Il faudrait cependant en prime, pour mieux comprendre ces phénomènes et leurs impacts, une analyse neurophysiologique afin de mettre en évidence les véritables facteurs déterminants qui contribuent à la mise en oeuvre de cette violence-énergie. Toutefois, il faut admettre ici deux nuances Premièrement, ces violences sont bien entendu dérivées de toute la culture rock, et si elles sont présentes dans le Métal (peut-être d'ailleurs de manière plus marquée et plus ostentatoire que dans le Rock), elles ne peuvent être considérées comme systématiques, et de plus ne représentent pas dans leur totalité chaque courant du milieu Métal (cf notamment notre exemple sur les divergences des genres Black-metal et Hardcore ci-dessus). Deuxièmement, il ne faut pas oublier que ces musiques "violentes" sont souvent en réponses à d'autres formes de violence : le Rock sous sa forme dansante dans les années 50-60 était aussi une forme de réponse à la répression morale et sexuelle, dans les années 70 il était une contestation vis-à -vis du pouvoir et des guerres159. À un régime contesté par la jeunesse en marche, le Rock, musique de la jeunesse, répond de manière violente. En somme, les débordements qu'il semble faire naître aux yeux de la société s'avèrent tout bonnement une forme de catharsis, catharsis cherchant à expurger ce sentiment d'iniquité que la jeunesse et ses représentants musicaux ressentent et veulent exhiber aux yeux du monde16°. En ce sens, cette forme d'agression, faite par le biais de la musique et de sa culture inhérente, peut être considérée comme une "catharsis de la
parole du chef où « tout le monde entend [la parole du chef] comme une mélodie qui sert à structurer le groupe. Cette parole est une rhétorique, un Verbe qui, parlant des mythes d'antan, soude la psyché du groupe [...] en lui donnant une identité. », Pirlot, p. 41.
157 Par ailleurs, l'attitude du "débauché" souvent fascine, que ce soit sous une forme de dégoà »t ou de projection de soi sur la forme de liberté qu'il exprime et que l'on ne peut socialement se permettre. Cf notamment sur ce point Maffesoli, pp. 130-131.
Pour une analyse des pratiques addictives (alcool, drogues...) chez l'adolescent, se reporter à Pirlot, pp. 176 et suivantes.
158 Cf Yves Michaud, op. cit., pp. 85-86.
159 Pour quelques exemples de faits violents liés à la genèse du Rock, cf Fabien Hein, op. cit., p. 181.
160 ,
« L'excès et la frénésie, les pratiques si aimables ou si violentes qu'ils impulsent, commémorent la violence originelle, mais en même temps l'expient, négocient avec elle ; c'est cette fonction cathartique (dans le sens simple du terme : sa fonction de purger) qui explique sa positivité, qui permet de comprendre ce qu'on essaie de dire sur son aspect constructif. », Maffesoli, p. 27. Une violence expiée que l'on peut aussi voir comme une dissidence utile (ibid., p. 31), tout en considérant le reflet que cela implique entre l'individu et le monde, « car c'est le paroxysme du présent qui conditionne les manifestations d'excès. » (ibid., p. 61)
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frustration"161. Par ailleurs, il faut bien constater que le Rock ou le Métal permettent par le rassemblement qu'ils offrent sous leur bannière musicale de canaliser le dynamisme juvénile, par la formation de communautés passionnées sous une même éthique de vie, par la forme de cérémonie "familiale" que procure le concert, et qui en cela fait contrepoids, pour toute une population majoritairement adolescente qui forme le public de ces musiques, à l'esthétique familiale, nationale (patriotique), alors souvent refusée en cette période de transition162. En ce sens, la musique avec ses aspects violents ou non est un exutoire163, un échappatoire au réel dans un temps donné (celui de l'écoute de la musique ou du concert), une soupape de décompression où la liberté de "jouir" peut s'exprimer librement164. Ce que la communauté sociale adulte pointe du doigt est alors probablement essentiel à la construction de sa jeunesse : le temps d'un concert, les jeunes se défoulent, "pogottent"165, adhèrent à une communauté, à une esthétique de vie, et surtout partagent des passions. Dans ce même temps ils expulsent également leur trop-plein d'énergie qui, s'il n'était pas dépensé, serait peut-être plus enclin à d'autres pratiques réellement nocives166. Une certaine forme de violence utile par conséquent. Ce qui bien sà »r n'exclut pas les possibles débordements au-delà d'une certaine frontière, mais n'est-ce pas plutôt le propre de l'adolescence de jouer avec les limites ?167 En somme, il ne faut pas négliger dans les musiques dénotées violentes leur aspect canaliseur, et peser avec équité leur autre potentiel catalyseur de violence. L'exemple vécu par le musicologue Robert Walser lors de sa participation en tant que spectateur à un concert
161 Yves Michaud, op. cit., p. 88.
162 Thème traité chez Pirlot (pp. 72-73) au travers de la notion de bande, qui d'après K. Lorentz peut être considérée comme « la forme la plus primitive de cohésion sociale ». Et vis-à -vis de cette désadhésion par rapport à l'adulte, au réel social, « la violence des "jeunes" [peut vouloir dire] "non" à la façon dont l'adulte se pose devant eux et devant lui-même. », Sibony, p. 102.
163 Contexte exutoire, expiatoire, que l'on peut rapprocher de la notion « orgiastique » ou du « dynamisme dionysiaque » qu'illustre Maffesoli (pp. 67, 119). Contexte influencé par le désir de communion (pp. 94, 95, 155), le sens de la fête qui en émerge (p. 99), induisant le spectacle et le sensuel (p. 121), l'éclatement de soi (p. 123). Ce qui d'ailleurs, toute proportion gardée, peut se rapprocher de l'idée de rituel, où « se régule quelque chose de pulsionnel, quelque chose de la violence. », in « Violence des rituels et/ou régulation de la violence par les rituels ? », Histoires de violence, La lettre du Grape, op. cit., p. 78. (Cf aussi sur ce sujet, « Les rites pubertaires », dans Pirlot, pp. 83-85)
164 En somme, cette "violence"serait plus proche de la deuxième orientation sémantique que lui confère Michaud : non pas des actes de natures délibérément violentes, mais une « manière d'être de la force [...] s'oppos[ant] à la mesure, à la retenue ou au contrôle » (pp. 3-4), définition par extension plus proche de la perspective adolescente.
65 Cf Pogo dans l'Index
166 Nous nous devons ici de modérer nos propos en soulevant la remarque de Hein (p. 182) : Il existe aussi des concerts de Métal sans "pogo" ou autres formes de "violence", où celle-ci n'est pas plus présente qu'à un concert de Jazz par exemple.
167 On peut peut-être ici, toute proportion gardée, faire un rapprochement avec la notion de « Border-line » (état limite), probablement recherchée dans l'extatisme d'un concert, mais en fait maîtrisée car effectuée dans un contexte d'assemblée (Pour une analyse de cette notion, cf Pirlot p. 154) En effet, « la foule rassure l'adolescent sur la perte de ses limites » (ibid., p. 159)
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du groupe IRON MAiDEN168 nous permet d'illustrer notamment notre premier point, mais dans ce cas sous un autre angle : en effet, celui-ci fut surpris par la diffusion d'une musique "douce" lors de l'achèvement du concert, alors qu'il se trouvait tout de même à un concert de Métal !... Sa déduction fut la suivante, et nous la partageons dans le sens où nous avons pu nous-mêmes la constater à maintes reprises dans ce genre de situation : la musique calme diffusée tend à rétablir l'ordre, à restaurer les normes du réel et du social, à canaliser les potentielles ardeurs destructrices qui pourraient éventuellement se manifester à la suite d'un tel concert défouloir. En ce sens, il y a ici une "stratégie musicale" de la part des organisateurs (comme c'est souvent le cas), stratégie qui somme toute contribue à la maîtrise de l' "arène" que peut constituer un concert de ce type. Par ailleurs, cet exemple nous présente un aspect pratique du contrôle de l'hypothétique violence d'un concert Méta1.169 En résumé, les concerts sont aujourd'hui bien organisés, et même s'ils peuvent être violents sous certaines formes, cette violence est canalisée par toutes les structures mises en place. En définitive, c'est une "violence maîtrisée" qui officie de ce fait si l'on tente une définition dans notre contexte. Un simulacre de violence pourrait-on dire, sans véritable agression, où l'agression est de l'ordre du "symbolique"170. Ce qui nous amène d'ailleurs à soupeser notre affirmation : une violence maîtrisée peut-elle être véritablement considérée comme violence ? N'y a-t-il pas là contradiction ? De plus, dans notre contexte exposé, la violence exprimée est sans véritables agresseurs et agressés, alors que ces deux pôles sont semblent-ils indispensables à la notion même (Cf Michaud, p. 89). En outre, peut-être peut-on considérer cette violence comme utile également171, violence qui dans un temps donné offre des moyens d'évasions pour pallier au réel. Quant aux possibles reproductions ou mises en pratiques de certains discours litigieux liés au Métal, ils peuvent exister bien sà »r172, mais dans quelles proportions sont-ils plus influents que le flot d' "informations" déversées par les médias, "informations" par ailleurs principalement consommées par le biais des moyens télévisuels173. En résumé, la pratique d'une violence qui se veut à l'image d'une musique violente est maîtrisée lorsqu'elle se
168 Robert Walser, op. cit., p. 56.
169 Pour un aperçu nuancé de la violence du public Métal, cf Fabien Hein, p. 181.
170 Pour une analyse de la différence agression/violence, cf Pirlot, p. 26 et suivantes.
171 Car « ce qui se veut contre-société n'est en fait qu'une para-société assurant en fin de compte le bon fonctionnement de l'ensemble social. » (Maffesoli, p. 36), tout en oubliant pas que « nous avons affaire à une structure archétypale de l'esprit humain qui trouve dans l'excès, dans les excès, un mode d'expression nécessaire. » (ibid., p. 65)
172 Nous pensons ici à l'affaire Judas Priest, où le groupe en question fut jugé, suite au suicide de deux adolescents écoutant leur musique, pour incitation à ce fait par diffusion de messages subliminaux dans une de leur chanson. La justice américaine les déclara innocents. Nous relatons et analysons ce fait divers plus haut, cf pp. 39-40.
173 Car, en effet, l'impact des médias n'est pas totalement à négliger dans ses rapports divers à la violence (cf Michaud, p. 86 et Hein, p. 182)
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déroule dans une structure définie (concert, club, etc.). Lorsque celle-ci est mise en pratique en dehors de ces structures, dans le social quotidien, c'est là qu'il risque d'y avoir débordement (par la confrontation entre l'idéologie véhiculée par la musique et le réel-social niant cette altérité). Nous sommes alors dans ce dernier cas dans le domaine du désordre et de la transgression, ce qui n'est pas le cas dans le premier. Toutefois, il faut bien voir que notre réflexion d'ordre général pointe de nombreux aspects que nous ne pouvons étayer ici : on ne pourrait assimiler l'impact de groupes tels MARILYN MANSON ou DEICIDE à celui d'autres tels QUEENSRCHE ou TOOL174, tout quatre faisant pourtant partie du mouvement Métal.
En définitive, et nous conclurons ainsi, peut-être la violence de ces musiques s'avère-t- elle nécessaire, voire éventuellement bénéfique sous certains points de vue, car canalisant — tel le sport par exemple175 — la vitalité accrue d'une jeunesse cherchant l'"ivresse" (dans le sens baudelairien)176 et qui la trouve sous cette forme musicale. Car il ne faut pas oublier cette propriété de la violence, c'est-à -dire sa représentation en tant que manifestation de la vie elle- même (qui s'exprime dès la naissance — le cri originaire, et qui continue par le vouloir-vivre instinctif), ce que Bergeret synthétise sous l'appellation de « violence fondamentale ». Violence fondamentale qui dans notre contexte s'avère intégrée dans un processus, lequel est plus particulièrement lié à l'adolescence. Bergeret insiste d'ailleurs sur la nécessité de l'intégration de la violence (p. 239) et il faut bien remarquer, malgré les dénis de certains vis-à -vis de la musique métal, que son organisation et par extension son intégration dans notre corpus social semble assez bien fonctionner. En d'autres termes, toute tentative totalitariste de censure ne serait vraisemblablement pas du meilleur effet pour résoudre les quelques exactions qui peuvent survenir vis-à -vis de l'influence de cette musique.177 Car la violence est au préalable instinct avant d'être pulsion (Bergeret, p. 222)178, et cet instinct doit, il nous semble, surtout à la période transitoire de l'adolescence, trouver un territoire, une "arène" où
174 Notre exemple peut éventuellement paraître un peu trop facilement manichéen, toutefois celui-ci tend à mettre en valeur le fait suivant : les deux premiers groupes cités peuvent être qualifiés d'ouvertement provocateurs (notamment dans leur rejet de la religion, dans la mise en scène de leur musique), les deux derniers peuvent être a contrario considérés comme une forme d'intelligentsia du Métal, par le fait qu'ils abordent des thématiques longuement méditées, le tout dans une musique relativement élaborée, mais cependant abordable pour un large public.
175 Les sports violents, comme la boxe, admettent des rapports de force légitime, mais sans haine, de manière loyale. On peut faire ici le parallèle avec la violence d'un po go, qui se veut défouloir, mais non destructeur de l'autre (cf également Michaud, pp. 6, 82)
176 Nous faisons ici référence au poème « Enivrez-vous » des Petits poèmes en prose.
177 Voir à ce propos notre paragraphe sur le comité de contrôle et de censure musical nommé PRMC, cf p. 39. 178 Nous prenons cette assertion par rapport au sens que lui donne Pirlot (op. cit., p. 47) :
« Traditionnellement l'instinct est référé à une activité mécanique biologiquement déterminée alors que la pulsion relève d'une activité plus « libre » liée à la vie fantasmatique typiquement humaine. »
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