Apprendre à chanter juste, la lessons

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On constate que les demi-tons sont placés entre le troisième et le quatrième degré, et entre le septième et le huitième.
La gamme de la mineur sert de modèle à toutes les gammes mineures`. Mais comme cette gamme conservait un caractère pro-
4. Toutes les gammes vont ainsi par paires : il y a toujours un ton et demi de distance entre la gamme relative majeure (la plus haute) et la gamme relative mineure (le plus basse); ainsi ut majeur et la mineur, sol majeur et mi mineur, fa majeur et ré mineur, la majeur et fa dièse mineur, mi bémol majeur et ut mineur, etc.

Chacune de, ces gammes peut être transposée : la transposition consiste à prendre le moule de la gamme de do par exemple, et à l'appliquer à une suite de notes partant d'un autre son. Les tons et les demi-tons seront toujours distribués de la même manière, en l'occurrence entre 3-4 et 7-8. On est alors obligé d'élever ou d'abaisser certaines notes d'un demi-ton au moyen du dièse ou du bémol.

68 Lexique musical raisonné
Le dièse op est un signe, qui, placé devant une note, élève cette note d'un demi-ton. Le bémol (b) abaisse d'un demi-ton la note devant laquelle il est placé. Si l'on veut annuler l'altération (# ou b ) d'une note, on utilise le bécarre (0 : elle reprend sa place « naturelle ».
On comprendra facilement que le fa dièse est le même son que le sol bémol : puisqu'entre fa et sol il y a un ton, lorsqu'on élève le fa d'un demi-ton, on obtient le même son que lorsqu'on abaisse le sol d'un demi-ton'.
Exemple 7.
GAMME DE RÉ MAJEUR.
(c'est la gamme de do majeur transposée sur ré.)
4*—"—fr---.--a2/« •
l 2 3 4 5 6 7 8
On procède de même avec les gammes mineures.
La musique écrite au moyen de ces gammes s'appelle musique tonale. La tonalité désigne la gamme employée dans l'oeuvre'. Mais, même lorsque vous voyez sur la pochette d'un disque Symphonie en ré majeur, cela ne veut pas dire que toute l'oeuvre est écrite avec les notes de la gamme de ré majeur. Ré majeur est seulement la tonalité principale de la symphonie. L'oeuvre serait bien monotone si elle ne sortait pas de ce carcan. Le compositeur change donc souvent de tonalité au cours d'un morceau : il module.
Très curieusement, la modulation ne désigne pas un changement de mode, mais bien un changement de tonalité. Et si vous écoutez
5. Du moins dans le système du « tempérament égal » : cf. infra pp. et s.
6. Pour la commodité de la lecture, le nombre de dièses ou de bémols affectés à une gamme donnée est noté, à côté de la clé, au début de chaque portée : c'est ce qu'on appelle l'armature. Si la tonalité change au cours d'un morceau, l'armature peut changer aussi et comporter alors également des bécarres. L'armature est identique pour les gammes relatives majeure et mineure : ainsi trois bémols pour mi bémol majeur et ut mineur.
Le solfège et l'harmonie 69
bien, vous percevrez facilement les modulations qui agissent sur la perception comme des changements de couleurs sonores.
NOTES OU DEGRÉS IMPORTANTS
DE LA TONALITÉ.
CADENCES
Si on compose une oeuvre en ré majeur, certaines notes de cette gamme joueront un rôle plus important que d'autres : ce seront en quelque sorte les sons pivots de la mélodie.
Dans la musique tonale', une oeuvre en ré majeur se termine toujours sur le ré. C'est le ré qui donne son nom à la tonalité — on dit que le morceau est écrit dans la tonalité de ré majeur —, c'est le ré qui donne un sentiment de stabilité, de fin. Cette première note (ou premier « degré ») de la gamme s'appelle la tonique. A la fin d'une oeuvre tonale, on entend souvent deux accords conclusifs, le dernier étant celui de la tonique. L'accord précédent s'appuie généralement sur le cinquième degré de la gamme, que l'on appelle la dominante. Cette conclusion est une cadence. Il existe plusieurs sortes de cadences. La cadence la plus « carrée » est celle que nous venons de décrire : 5e degré-lei degré — dominante-tonique — : c'est une cadence parfaite. A la fin du menuet de la Symphonie Jupiter de Mozart, on entend une cadence parfaite en do majeur. La basse — violoncelles et contrebasses — fait entendre les notes sol-do : la dominante, puis la tonique de la tonalité de do. Le premier et le quatrième mouvement de cette symphonie se terminent aussi par une cadence parfaite : mais celle-ci intervient un petit moment avant la fin de chaque mouvement, suivie d'une sorte de péroraison que l'on appelle la coda.
Si le compositeur désire une fin moins catégorique, il a à sa disposition la cadence plagale, dans laquelle la tonique est précédée par un autre degré que celui de la dominante : le plus souvent par le quatrième degré, appelé sous-dominante. (Ex. : Debussy, cadence finale de la Flûte de Pan des Chansons de Bilitis).
Attention ! Le mot cadence a également une autre signification, différente de celle-ci : la cadence du soliste est, dans un concerto, la brillante improvisation qui précède la fin de l'oeuvre : cf. infra (p. 115).
7. Qu'on appelle souvent « diatonique » par opposition à « chromatique » ; cf. p. 71.
Exempte 8.
GAMME DE FA MAJEUR.
(c'est la gamme de do majeur transposée sur fa.)
tt_p III
r - -`-

Plus on avance dans l'histoire de la musique, plus les compositeurs éprouvent le besoin de moduler souvent. On arrive jusqu'à Wagner qui change parfois de tonalité avec chaque nouvel accord. Et peu à peu, l'auditeur ne perçoit plus de tonalité principale : c'est l'avènement de la musique atonale et de la musique chromatique.
La musique chromatique utilise tous les sons de la gamme chromatique, c'est-à-dire la succession complète de tous les demi-tons — sur le clavier du piano, touches blanches et touches noires.
Dans la musique chromatique, il n'y a plus de notes prépondérantes jouant le rôle de la tonique ou de la dominante de la musique tonale.
Cycle des quintes
pour la succession des tonalités
Les tonalités majeures sont placées sur le cercle extérieur ; les tonalités mineures, sur le cercle intérieur ; la progression par quintes s'effectue à partir du do dans le sens des aiguilles d'une montre (do-sol-réietc.1-sib-fa-do).
72 Lexique musical raisonné Le solfège et l'harmonie 73
A ce stade d'évolution du langage musical, l'inconfort des compositeurs était tel que l'un d'eux, Arnold Schoenberg, ressentit la nécessité de chercher un code nouveau : il a élaboré ainsi le système sériel.
Une série est le choix — préalable à l'oeuvre — d'un certain ordre de déroulement des douze degrés de la gamme chromatique.
Exemple 9.

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